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collaboration avec : |

Ville
de Pau
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FESTIVALS DU SUD
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Lundi 30 juillet 2012
Théâtre de Verdure de
PAU
ENSEMBLE FOLKLORIQUE
« « ALTAN BOULAG »»
REPUBLIQUE DE BOURIATIE
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Quand on découvre la Bouriatie, pays
extraordinaire, on ne sait pas si on se trouve en Russie, en
Sibérie, ou en Asie. En fait, c'est un mélange
de tout cela. Située à l'est du lac Baïkal
et au nord de la Mongolie, la République de Bouriatie
occupe une surface de 351 300 km2 pour une population d'à
peine plus d'un million d'habitants. Officiellement, celle ci
est composée de 70% de Russes, 24% de Bouriates, quelques
Ukrainiens et autres.... Mais quand on se promène à
la campagne, on a l'impression qu'il y a beaucoup plus de Bouriates
que de Russes. Nous sommes ici vraiment en Asie, l'Asie Centrale
avec ses hivers et ses mystères.
L’Ensemble folklorique national « Altan Boulag
», créé en 1959, est le conservatoire des
traditions, des danses et des musiques de la Sibérie
de l'est extrême. Il dépend de l’académie
d’Etat de Bouriatie. Il a pu rassembler les richesses
traditionnelles d'une mosaïque de peuples, perdus dans
cette immensité de landes et de bois, mais d'une richesse
ethnique étonnante. Ainsi s'y retrouvent les meilleurs
étudiants Bouriates, issus de sept universités,
dans le domaine de la danse populaire et de la musique.
Les costumes de cet ensemble sont haut en couleurs et d'une
richesse de fourrures étonnante. Les instruments de musique
sont tout aussi originaux : « balalaïkas »
russes, « chansas » mongols, « lymbes »
bouriates, « chomus » yakoutes, tambours «
touvets » des chamanes, xylophone de pierres d’Alkhanai.
Mais les chœurs et les chants sont plus étranges
encore. Ils sont pourtant essentiels pour comprendre ces civilisations
du bout du monde. Le spectacle rompt résolument avec
l'image de la Russie blanche de l'ouest pour nous faire entrer
dans un domaine mystérieux d'une culture inter-ethnique,
dont les racines toujours vivantes, plongent dans la préhistoire.
Celle de peuples isolés dans un univers rendu hostile
par le froid et l'immensité, aux frontières indistinctes
qui chevauchent un continent. D’exceptionnelles voix de
gorge et des instruments comme le « Morin–khoura
», le « Khountouvchoura », le « Khomous
» ou encore le « Khengereg » accompagnent
le spectacle.
Mais la véritable pépite du groupe, c’est
la présentation qu’il fait des traditions chamaniques.
Le chamanisme est la plus vieille religion du monde, pratiquée
dans toute la Sibérie et plus particulièrement
en Bouriatie. On la retrouve sous différentes formes
dans toute l'Asie. C'est une philosophie populaire et un ensemble
de pratiques magiques qui se caractérisent par le culte
de la nature, la croyance aux esprits et des pratiques divinatoires
et thérapeutiques telles que la transe et l'extase. Toutes
ces représentations se succèdent sur scène
pour évoquer ce qui est encore le quotidien de tous les
villages de Bouriatie.
Toutes ces traditions, de la Sibérie éternelle,
se retrouvent sous les pas des danses de l’Ensemble folklorique
national « Altan Boulag » dirigé par Madame
Ludmilla CHABAGANOVA. |
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ENSEMBLE
FOLKLORIQUE
« BELIZE NATIONAL DANCE
COMPANY»
BELIZE
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Sur les plages et les lagunes de cette région,
que l’on appela « Mosquito Coast » en raison
de ses moustiques, échouèrent il y a plus de trois
siècles, des noirs venus d’Afrique pour servir
d’esclaves aux planteurs blancs d’Amérique
du nord. Rompant leurs chaînes au prix de mille aventures,
ils choisirent la liberté et s’en allèrent
au sud vers de multiples plages. Puis vinrent les Espagnols,
parfois les Français et enfin les Britanniques qui en
firent leur possession. Ces couches successives de populations
recouvrirent celle qui avait été la première,
c’est à dire celle des Mayas. Ainsi naquit le Belize.
En 1981, ce pays devint indépendant de la couronne britannique.
On dit alors de lui qu’il était le benjamin de
l’Amérique pour avoir été le dernier
à devenir lui-même. Et depuis il a parfaitement
assimilé cette liberté, au point d’avoir
créé sa propre compagnie nationale de danse que
nous aurons le plaisir de recevoir. Un peu comme un défi
et comme l’affirmation d’une culture propre.
Trois influences en fournissent la richesse.
L’influence noire, bien sûr, la plus marquée.
Elle nourrit de rythmes et parfois de sensualité les
chants, les danses et la musique. Ces mélodies que l’on
entend à toutes les fenêtres des villes et des
villages du pays. L’influence indienne qui tempère
un peu la chaleur tropicale des rythmes. Et enfin, l’influence
britannique qui apporte une note de raideur un peu désuète,
mais qui sied à merveille à la beauté des
hommes et des femmes de la troupe. Elle leur donne un sérieux
et une dignité qui tranchent sur la chaleur des rythmes
caraïbes.
Vous l’aurez vite compris en découvrant cette
troupe qu’elle ne résiste jamais à l’écho
d’une musique venue de la plage ou à quelque chanson
entendue sous les palmiers. Alors, ces rythmes balaient d’un
coup cette respectabilité pour donner un spectacle au
goût de cocktail citron vert-mangue douce sur fond de
rhum brûlant.
Et si vous avez un soupçon de curiosité, jetez
un coup d’œil sur le drapeau de ce pays : bleu de
ciel bordé de liserés rouges avec au centre un
Indien et un Noir qui se donnent la main. C‘est le seul
drapeau d‘Amérique latine qui n’ait pas oublié
de symboliser simplement, la fusion de deux des grandes races
de l’humanité.
Ce spectacle mêle au bleu du ciel tropical, le rouge
du soleil couchant et porte en lui-même la fusion des
Noirs, des Indiens et des Blancs, comme se mêlent dans
la nature de ce pays, le bleu des vagues océanes, le
plumage rutilant des perroquets et le blanc des nuages dans
l’éternelle douceur d’une nature où
les chansons et les danses poussent librement comme les orchidées.
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ENSEMBLE
FOLKLORIQUE
« LO CEU DE PAU »
FRANCE
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Pau, avec son agglomération
de 130 000 habitants, est la capitale du Béarn. Porte
des Pyrénées, elle est une ville occitane du Sud
Ouest de la France (région Aquitaine), nichée
au pied de la montagne mais à seulement 100 kilomètres
de l’océan atlantique.
Fière de son patrimoine historique et particulièrement
de son château d’Henri IV, c’est aujourd’hui
une ville universitaire dynamique et sportive et un centre technologique
important avec la présence de grandes entreprises.
L’Ensemble folklorique « Lo Ceu de Pau »,
fondé en 1934, a pour but de maintenir et développer
la culture traditionnelle de la province de Béarn, à
travers sa langue, et son folklore. Une trentaine de danseurs,
chanteurs et musiciens font vivre ce patrimoine sur les scènes
locales mais aussi dans toute la France et à l’étranger.
L’ensemble a été ainsi chaleureusement
accueilli dans la totalité des pays d’Europe, mais
aussi en Amérique (Canada, Etats-Unis, Antigua, Pérou),
en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc), au Proche
Orient (Israël, Turquie) et en Asie (Japon, Malaisie).
Présenté sous forme de tableaux vivants, le spectacle
évoque les moments forts de la vie communautaire du Béarn,
comme « la hestanau » (la fête du village),
« los jòcs deths aulhers » (les jeux des
bergers), « l’esperoquèra » (veillées
de travail et …de jeux ! après la récolte
du maïs), « lo maridatge » (le mariage), «
lo carnaval » (carnaval) ou « las vrenhas »
(les vendanges).
Mêlant chants et danses, dont certaines remontent au
Moyen-âge, ces différentes séquences, très
enlevées et pleines de bonne humeur, sont rehaussées
par la richesse et la variété de costumes traditionnels
particulièrement colorés.
Elles sont accompagnées par des musiciens jouant des
instruments typiques de la région : la flûte à
trois trous et le tambourin à cordes (tom-tom), l’accordéon
diatonique, le brame topin (tambour à friction) et bien
sûr la voix.
L’Ensemble folklorique « Ceu de Pau » porte
haut et fort les couleurs de l’Occitanie dans le monde.
Fidèle à une longue histoire, ce ballet est aujourd’hui
le plus bel ambassadeur des arts et traditions populaires des
Pyrénées. |
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