Lo Cèu de Pau et l'Eté à PAU

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En collaboration avec :

 



Ville de Pau



FESTIVALS DU SUD

 

Reportage photos

Jeudi 17 juillet 2014

Folklore du Monde

Théâtre de Verdure de PAU

 

BALLET FOLKLORIQUE DE BOLIVIE

Pays des Indiens Aymaras, province de l’empire des Incas, la Bolivie devient colonie espagnole après la conquête de PIZARRO et gagne son indépendance en 1825.
Sa géographie s’organise sur des lignes parallèles d’est en ouest, la première étant volcanique et dominée par de hauts sommets. Lui succède un haut plateau massif, dit de l’Altiplano, où l’on trouve quelques îlots, soit de sel, soit de terres cultivables et dans lequel dort le lac Titicaca considéré comme le lieu de naissance du peuple bolivien et celui où naquit un extraordinaire panthéon de dieux protecteurs des populations Aymaras. La dernière partie de cette géographie complexe est celle dite des Llanos, au climat chaud et humide, qui descend jusqu’au pied de l’Amazonie et s’y fond. C’est aussi le seul pays d’Amérique du sud qui n’a pas d’accès à la mer.
Le tout forme un assemblage stupéfiant de forêts, de neiges éternelles, de volcans et de déserts de sel. Terres de feu et de châteaux d’eau où l’homme indien a su cultiver des terrasses en haute altitude et l’homme blanc construire les chemins de fer les plus vertigineux du monde.
Christianisés par les missionnaires, les Indiens des Andes ont su greffer sur le culte catholique des rites qui répondent à leurs croyances profondes et expriment leur désir d’indépendance. Dans certains villages de Bolivie, à l’occasion de la fête Dieu, des hommes se parent du plumage du condor et s’approprient ainsi sa force mythique. Dans les communautés indiennes, la « Pachamama », la terre mère, est considérée comme un être vivant auquel il convient de faire des cadeaux pour s’attirer ses bonnes grâces. Les Boliviens sont d’un naturel hospitalier et malgré les difficultés de la vie dans cette partie du monde, ils sont tous prêts à tendre les bras et à accueillir ceux qui viennent jusqu’à eux pour partager soupes, tisanes et bouillons, ou encore une fête populaire.
Sur le plan de la culture musicale, la carapace du tatou s’est faite instrument de musique, les flûtes s’essoufflent à contretemps, les tambours battent funestement. Sentimentales, pudiques ou revendicatives, les chansons dressent la chronique des hommes. Elles tentent de donner une forme à leur destin. Quant aux danses, elles offrent un double spectacle. Une violence qui reflète les conditions de vie toujours dures d’une population prise entre la foi catholique éritée des espagnols et les multiples recours à des saints de passage, et une douceur qui souligne que rien n’est désespéré, que la poésie peut survivre, que l’amour est une source de réconfort pour les danseurs et musiciens de Bolivie. Et dans la nuit qui se teinte de mauve avec le coucher du soleil, la « diablada » continuera à égrener ses musiques, témoignages d’un peuple dont l’origine se perd dans la nuit des temps.
Voici un peuple porté par les ailes d’un oiseau roi. Voici les fils du vent et les enfants du soleil.
Voici le Ballet folklorique de Bolivie « Manuel ACOSTA »


ENSEMBLE FOLKLORIQUE NATIONAL DES MINORITES DE QIANDONGNAN
CHINE POPULAIRE

Fondé en 1958 et originaire de la province de Guizhou, l’Ensemble folklorique national des minorités de Qiandongnan a en charge, comme troupe officielle, la sauvegarde et la promotion des arts et traditions populaires des minorités Miao et Dong. 
Situées aux confins du Guangxi et du Guizhou, les grandes montagnes Miao sont exclusivement peuplées de minorités ethniques Miao, Yao et Dong, dont la culture, très différente de celle des Chinois Han qui composent 90% de la population chinoise, demeure très vivace.
Tout au long de son histoire, la troupe s’est produite sur tous les continents et dans plus de cinquante pays. Elle a remporté les plus grands prix artistiques et a dansé devant un nombre considérable de chef d’Etat. Elle dispose à son répertoire de toutes les traditions ethniques Miao et Dong. Elle est aussi le conservatoire des costumes de ces minorités. Ses instruments de musique sont authentiques et parmi les plus anciens de Chine.
La minorité ethnique Dong se serait formée sous les dynasties Qin et Han, soit entre moins 221 et plus 220 de notre ère. Elle se trouve principalement aujourd’hui dans la province de Guizhou. Les Dong ont conservé leur propre langue, une langue complexe nécessitant parfois plus d’une dizaine de tons !
Cette minorité vit en grande partie de l’agriculture, mais les Dong ont également des talents de menuisiers très réputés. Chaque village possède les constructions traditionnelles Dong, toujours en bois et utilisant un système d’emboîtement. Les Dong ont un grand sens de l’accueil, ils ont d’ailleurs à ce sujet une règle bien particulière : « quand des invités arrivent à la maison, on ne les reçoit pas avec du thé mais avec du thé à l’huile ». Cette boisson est cuisinée à partir de feuilles de thé, riz soufflé, gingembre, ciboulette, pois jaunes, cacahuètes. On rajoute parfois même des petits morceaux de viande. La coutume Dong est de donner le premier bol aux invités et aux aînés du foyer. Prendre quatre bols de thé à l’huile est une marque de grand respect envers les hôtes. Il est apprécié pour ses vertus thérapeutiques, notamment pour « revigorer » et ouvrir l’appétit, mais aussi pour traiter les rhumatismes et les rhumes.
Quant à la minorité ethnique Miao est l’une des plus anciennes minorités de Chine. En effet, on estime qu’elle fut formée il y a plus de 5000 ans. Aujourd’hui, les Miao vivent dans les régions du Guangxi, Guizhou, Hainan, Hunan, Sichuan et Yunnan et ont conservé leur propre langue. La culture Miao est riche en traditions, les danses et chants sont très présents dans les différents événements de leur vie. L’orgue à bouche est l’instrument de musique le plus représentatif de cette minorité. Les Miao possèdent leur propre artisanat traditionnel : papier découpé, bracelets en argent. Ils travaillent également le tissu qu’ils brodent ou teintent en utilisant la technique du batik. Les costumes Miao sont donc exceptionnels par leurs ornements et leur diversité. On compte plus de cent trente costumes traditionnels différents.
C’est à travers ces minorités ethniques que la troupe viendra vous enchanter de ses chants, de ses musiques et de ses splendides costumes traditionnels à travers un spectacle que nous espérons inoubliable.


ENSEMBLE FOLKLORIQUE LO CEU DE PAU

Pau, avec son agglomération de 130 000 habitants, est la capitale du Béarn. Porte des Pyrénées, elle est une ville occitane du Sud Ouest de la France (région Aquitaine), nichée au pied de la montagne mais à seulement 100 kilomètres de l’océan atlantique.
Fière de son patrimoine historique et particulièrement de son château d’Henri IV, c’est aujourd’hui une ville universitaire dynamique et sportive et un centre technologique important avec la présence de grandes entreprises.
L’Ensemble folklorique « Lo Ceu de Pau », fondé en 1934, a pour but de maintenir et développer la culture traditionnelle de la province de Béarn, à travers sa langue, et son folklore. Une trentaine de danseurs, chanteurs et musiciens font vivre ce patrimoine sur les scènes locales mais aussi dans toute la France et à l’étranger.
L’ensemble a été ainsi chaleureusement accueilli dans la totalité des pays d’Europe, mais aussi en Amérique (Canada, Etats-Unis, Antigua, Pérou), en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc), au Proche Orient (Israël, Turquie) et en Asie (Japon, Malaisie).
Présenté sous forme de tableaux vivants, le spectacle évoque les moments forts de la vie communautaire du Béarn, comme « la hestanau » (la fête du village), « los jòcs deths aulhers » (les jeux des bergers), « l’esperoquèra » (veillées de travail et …de jeux ! après la récolte du maïs), « lo maridatge » (le mariage), « lo carnaval » (carnaval) ou « las vrenhas » (les vendanges).
Mêlant chants et danses, dont certaines remontent au Moyen-âge, ces différentes séquences, très enlevées et pleines de bonne humeur, sont rehaussées par la richesse et la variété de costumes traditionnels particulièrement colorés.
Elles sont accompagnées par des musiciens jouant des instruments typiques de la région : la flûte à trois trous et le tambourin à cordes (tom-tom), l’accordéon diatonique, le brame topin (tambour à friction) et bien sûr la voix.
L’Ensemble folklorique « Ceu de Pau » porte haut et fort les couleurs de l’Occitanie dans le monde. Fidèle à une longue histoire, ce ballet est aujourd’hui le plus bel ambassadeur des arts et traditions populaires des Pyrénées.